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Jean Cheval
Directeur de la compagnie,
32 ans
1 enfant
Il est depuis 2006 responsable de la coordination artistique de la compagnie. Il est également un des membres les plus engagés et les plus productifs artistiquement de la compagnie.
Taram Basco, adaptation théâtrale de "Taram et le Chaudron Magique", par Louis Cornouailles, Théâtre des Marroniers, Paris, août 2006
Phèdre, de Jean Racine, Théâtre Les Insurgés, Perpignan, juillet 2005
Cheval-Cheval, adaptation théâtrale de l'autobiographie de Jean Cheval, Théâtre du Centre, Roubaix, création 2003-2004
Ma Campagne, de Victor Hugo, mise en scène et mise en musique du poème, janvier 2000

« La conjoncture culturelle est suffisamment
effroyable pour que les jeunes compagnies se sentent investies de la mission de
redonner une âme au théâtre français. Il n’y a plus de théâtre s’il n’y a pas de
remise en question. La défense du théâtre statique, déclamatoire, est assurée
encore pour quelques années par ces gros messieurs conservateurs de la Comédie
Française dont les couloirs sont emplis de leur adipeuse bienséance ; la
défense du néo-théâtre post-seventies est aussi assurée par plusieurs types de
figures : les nostalgiques des débuts du Soleil, quand, nous dit Caubère,
« on ne pouvait pas payer les factures d’electricité » (même avec
l’argent de papa Mnouchkine ? ou encore les pseudo-terroristes culturels, ce
qui va des petits provocateurs de happening morbides, façade tendance lounge
derrière laquelle se cachent de richissimes patrons d’entreprise spéculant sur
le marché de l’art , aux appétits plus
féroce d’ex-morts de faim accédant à la célébrité comme Rodrigo Garcia qui ne
cesse d’augmenter ses tarifs comme un notable bien installé dans un bourg de
province. Que reste-t-il entre ces deux vaines extrémités ? Un avenir
sombre pour les jeunes compagnies, un avenir scellé par les verrous du contrôle
étatique sur nos médias, qui insinue dans les cervelles fatiguées des
contribuables le poison du mépris et de la jalousie. La culture se porte
bien ? La balance de la rentabilité s’équilibre entre abus des caisses de
chômage et veau d’or du festival de Cannes ? Le théâtre a besoin d’un
petit douze sur l’échelle de Richter, et ça peut commencer à Lyon, nom de Dieu,
c’est quand même la cité de ce contestataire de Guignol. Et ça, les enfants, on
en reparle dans vingt ans. Si vous ne l’avez pas fait, vous aurez échoué, et
vos enfants vous le cracheront à la face. Maintenant sortez de mon bureau
et allez mouiller votre chemise, nom de nom ! »
Jean Cheval,
Mardi 18 Décembre 2007.
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